États d'âmes,  Préparatifs tour d'Asie

A trois mois de partir en long voyage

Nous dépassions la semaine dernière l’étape des cent jours avant notre départ. Aujourd’hui, nous sommes à trois mois de nous envoler pour notre première destination : Pékin.

Trois mois !
TROIS MOIS ?!

Cela semble à la fois très long et très court. Difficile de trancher entre le stress des préparatifs et l’excitation du départ. 

Nos cœurs dansent la gigue mais nos têtes s’amusent parfois un peu trop à réfléchir, à paniquer. C’est très étrange, ce moment, cet entre-deux que nous vivons.

C’est parti pour un aller-retour dans nos têtes, un voyage spatio-temporel d’un nouveau genre, pour essayer de comprendre ce qu’il s’y passe !

L'impatience du départ

Depuis toujours, nous rêvons de parcourir le globe. Nous sommes avides de nouvelles aventures et voulons vivre le monde, découvrir les cultures qui le façonnent. Ce rêve deviendra bientôt réalité.

Mais nous ne réalisons pas vraiment.

Des voyages, nous en avons déjà fait. Notre bucket-list, longue comme la Grande Muraille de Chine, a déjà été entamée. Nous avons adoré vivre l’excitation des départs, avoir des papillons dans le ventre à l’arrivée et pendant nos voyages. Notre tour d’Asie nous fait vivre le même genre d’émotions, la hâte, l’émerveillement. Sauf que, ce voyage-là va changer nos vies, nous propulser dans un quotidien complètement différent.

C’est un cocktail d’émotions qui bout en nous : une cuillère de courage, une pincée de peurs et d’appréhension, un soupçon de remises en questions, et un bon paquet de joie et d’impatience.

En attendant de partir, nous nous amusons à nous répéter, les yeux plein d’étoiles, toutes les destinations que nous allons découvrir. Nous lisons des guides de voyage, des blogs, et chaque jour nous voyons de jolies photos ou articles postés par d’autres voyageurs déjà partis, ou même déjà revenus. Nous nous nourrissons de leurs belles épopées, en attendant la nôtre. Nous avons des images plein la tête, qui fourmillent.

Mais nous sommes autant impatients que nous appréhendons le moment où nous devrons sauter dans le vide.

Dans notre bulle

Quand nous y réfléchissons un peu, nous nous rendons compte que nous avons déjà ouvert ce nouveau chapitre. Nos préparatifs se font de plus en plus présents, et nous flottons un peu au-dessus de nous-mêmes depuis quelques semaines. Nous faisons acte de présence, mais nos pensées sont ailleurs.

Un entre-deux, voilà ce que nous vivons !

Nous sommes toujours en France, nous avons envie de profiter de l’instant présent, de figer certains moments et certains tableaux dans nos esprits. Mais nous ne sommes pas tout à fait là, non-plus. Nos esprits sont déjà loin, ou en tous cas se veulent loin, au bord du Mékong ou au pied du Mont Fuji.

Tant bien que mal, nous essayons de savourer tous les instants que nous passons dans notre appartement, ceux passés à déambuler dans les rues de Lyon, et les moments avec nos proches, qui nous sortent de notre bulle voyageuse. Nous sommes ravis de déclamer avec eux les lieux merveilleux que nous allons voir, et encore plus heureux de savoir que certains nous rejoindront en route, pour partager avec nous ce projet qui nous tient tant à cœur. Nous discutons aussi de leurs projets, de leurs vies, qui continueront leurs chemins, et c’est drôlement bizarre de savoir que nous ne serons pas là, avec eux, pour partager leurs petits et grands bonheurs.

Il n’est pas facile non plus de nous concentrer au travail, même si le temps que nous y passons nous sort un peu de notre rêve éveillé, nous ramène à la réalité, à d’autres problématiques, au moment présent en fait.

Dans le fond, nous ne nous rendons pas vraiment compte de cette décision que nous avons prise. Nous voyons nos amis, nos familles, entamer des projets d’un tout autre genre : chercher du travail, s’épanouir dans une vie de famille calme et posée, entreprendre la construction d’une maison… Nous sommes heureux pour eux, mais nous n’avons pas les mêmes rêves. Parfois nous nous demandons si nous ne sommes pas un peu fous d’avoir fait ce choix de partir. Il y a, certes, beaucoup de voyageurs sur les routes du monde, mais cela reste peu commun de tout quitter.

Non, mais, sérieusement. On va quitter nos boulots, laisser nos meubles et nos habitudes au placard, partir loin de nos proches et de notre vie lyonnaise tranquille, troquer notre appartement contre deux sacs à dos, et partir sans savoir, plus que jamais, de quoi seront faits nos lendemains. Euh. Comment vous dire ?

Nous sommes tiraillés entre l’excitation des préparatifs, du départ, du voyage et… Une grosse trouille, celle qui fige, qui (pourrait) empêche(r) d’avancer.

La trouille

Trois mois nous séparent du moment fatidique, lorsque nous entamerons notre nouvelle vie, et cela fait un peu peur. Nous avons le trac ! 

Plus notre liste de préparatifs s’amoindrit, plus nous nous posons des questions existentielles : en sommes-nous vraiment capables ? Est-ce que ce mode de vie nous plaira ? Nous restons parfois de longues minutes à penser, à faire chauffer nos neurones, à nous questionner sur le sens véritable de la vie. Nous restons bloqués, angoissés, en pensant à ce saut dans l’inconnu.

C’est que, ma zette, nous sommes à quelques mètres du vide, et nous allons devoir sauter, maintenant !

Il faut que nous fassions taire ces petites voix, un peu assassines, qui empêchent d’avancer, et que l’on prenne notre courage à deux mains. Ce n’est pas si difficile, la tentation reste bien plus grande que toutes ces peurs.

Mais quand même !…
On a la trouille…

Nous pensons aussi à nos proches. Si nos dos étaient très musclés, et qu’ils étaient tous des fakirs, nous les emmènerions bien sûr avec nous dans nos sacs à dos ! Malheureusement, la plupart a peur des planches à clous, et nous peinons déjà à porter 10 kilos.

Au-delà du manque que nous appréhendons, nous nous demandons si nous tomberons dans l’oubli. Et si nous ne devenions qu’un vague souvenir ? Après tout, la vie continuera pour eux aussi, et ils n’auront que faire de ces deux guignols partis faire leur crise de la 26-et-28-aine de l’autre côté de la planète ! Et pour nos plus fidèles amis, le décalage sera peut-être grand. Nous allons vivre des moments grandioses, sur lesquels et il ne sera pas toujours facile de mettre des mots, des images.

Malgré les craintes, nous sommes persuadés d’avoir pris la meilleure décision de notre vie !

Une seule peur subsiste toutefois : resterons-nous toujours aussi enthousiastes et curieux, aussi heureux de découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles cultures ? Nous mettrons un point d’honneur à garder cet état d’esprit en tous cas.

Trois mois avant notre départ, donc. Et ce n’est sûrement qu’à notre retour que nous nous rendrons compte de ce que l’on aura vécu, de ces pas en avant.

Et concrètement...

A mesure que nous avançons, le temps s’accélère. Les préparatifs défilent. 

A trois mois de partir, nous  avons réuni presque tout notre équipement, à part quelques produits pour nos trousses de toilette et à pharmacie. Nous allons d’ailleurs commencer à nous entraîner à empaqueter nos sacs et à les porter, pour éviter de ressembler à des ânes surchargés.

Pour certains, la fin du mois de mai sonne l’aube de l’été, et l’heure d’exposer son « bikini body« . De notre côté, nous faisons le point sur le nombre de vaccins qu’il nous reste à faire et nous parlons plutôt de « gruyère body« . Il ne nous reste plus qu’un ou deux rappels de vaccins, que nous ferons dans l’été. Nous avons aussi très bien géré nos rendez-vous médicaux, et n’avons plus grand chose à contrôler de ce côté là.

Administrativement parlant, nous sommes en règle. Nos nouveaux passeports arborent nos noms d’usage (il était temps, un an et demi après notre mariage).  Nous réunissons également tous les documents nécessaires pour faire nos demandes de visa chinois, courant juin ! A ce titre, nous avons commencé à réserver nos hôtels en Chine, puisqu’il nous faudra justifier nos hébergements pour faire la demande de visa, et avons déjà souscrit à notre assurance voyage. 

Outre ces divers préparatifs, nous avons franchi une étape décisive en fin de semaine dernière, lorsqu’Adrien a donné sa démission. Puis, petit à petit, nous trions nos affaires, et nous enverrons notre lettre de dédite dans un mois, pour rendre notre appartement fin juillet

Enfin, nous essayons de passer le plus de temps possible avec nos amis, nos familles. C’est difficile de voir tout le monde avant le départ, mais nous tenons le cap ! Nous préparons notre tournée française d’août, comme des rock stars ! Vous n’en avez pas entendu parler ?

Garance et Adrien, en tournée dans toute la France, dans vos Zéniths et salles des fêtes !

Mis bout à bout, ces petits et grands événements rendent notre projet de plus en plus concret. Le plus dingue, c’est que nous ne voyons pas le temps passer.

Ainsi, nous nous posons une dernière question : est-ce que le temps défilera encore plus vite en voyage ?

Si vous avez aimé notre article, n’hésitez pas à le partager autour de vous, et à nous laisser un commentaire ❤️

Nos Pas en Avant est le blog de voyage de Garance et Adrien, deux aventuriers des temps modernes qui ont décidé de parcourir le monde. Récits de voyages, anecdotes insolites ou décalées, bons plans et photos léchées, dignes d'une présence en encart publicitaire dans les gares de France - ou pas - ponctueront vos visites.

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