États d'âmes,  Préparatifs tour d'Asie

Notre tour d’Asie : de l’idée folle aux premiers pas

Si vous êtes sur cette page, soit vous êtes l’un de nos plus grand fans, soit vous vous demandez si partir faire un tour du monde ou un long voyage est fait pour vous… Vous tombez à pic !

 Et si on plaquait tout pour partir faire le tour du monde ?

C’est une question anodine, un peu folle, qui vous a sûrement effleuré l’esprit un jour. Nous, en tous cas, elle revenait beaucoup dans nos conversations. Un peu trop, même. 

Depuis toujours, nous rêvons de parcourir le monde, de vivre des aventures autour du globe, et de découvrir par nous-mêmes 1001 cultures, 1001 visages. Notre curiosité sans fin nous pousse à ne jamais rester sans rien faire, et lorsque nous revenons d’un voyage, dans la nostalgie des souvenirs, nous nous demandons déjà quelle sera la prochaine destination. Nous en voulons toujours plus ! 

Mais partir pendant plusieurs mois, plusieurs années peut-être, c’est dingue, non ? Pourtant, nous voilà presque à l’aube de notre départ, les billets pour Pékin dans la poche, prêts à arpenter les routes du monde avec nos sacs sur le dos. Certes, pour l’instant nous allons parcourir l’Asie pendant plusieurs mois, mais nous comptons bien faire le tour du monde dans la poignée d’années à venir !

Laissez-mois vous expliquer les origines de notre projet un peu fou, mais complètement grisant ! 

De l'idée folle...

Quand il était petit, Adrien était bercé par les récits de son grand-père au Congo (encore mieux que Tintin dans ce même pays !). Moi, je rêvais de sauver les animaux et de découvrir des fossiles ou des squelettes millénaires autour du monde

Avec le temps, nous avons voyagé, en Europe principalement, mais aussi aux Etats-Unis, en Russie ou en Egypte. Nous avons commencé à nourrir une passion pour l’aventure. Quand nous nous sommes rencontrés, nous refaisions le monde, et nous jurions de parcourir le globe à deux. Les voyages nous enivrent, et nous avons entrepris d’alimenter cette passion coûte que coûte !

Lorsque s’est posée la question de la destination de notre voyage de noces, l’idée de faire un long voyage a germé. Nous étions attirés par les grands espaces : l’Australie, la Nouvelle Zélande, l’Ouest Américain… Ou un tour du monde ? « Mais que vas-tu chercher là mon bon ami ? Restons-en aux USA pour le moment, veux-tu ? ».

Le jour de notre mariage fut simplement magique, et nous nous sommes directement envolés pour notre roadtrip de noces, tout aussi fort. Après trois semaines de rêve à arpenter les routes américaines, à enchaîner les kilomètres (ou plutôt les « miles ») et les grands espaces, nous sommes rentrés en France, vidés. Nous avions de drôles de sentiments qui se bousculaient. Nous nous sentions à l’étroit, nous voulions explorer encore ce monde, nous étions si frustrés d’être revenus… 

En plein blues, les projets qui animent généralement un couple fraîchement marié ne nous faisaient pas vraiment envie. Nous avions des sueurs froides à chaque fois que la question – un peu lourde – « alooooooors, maintenant, les enfants hihihihi ? » survenait dans une conversation, et nous avons essayé en vain d’établir des listes de lieux qui nous faisaient rêver pour acheter un appartement… En vain ! Ça ne nous faisait pas vibrer !

En parallèle, j’étais à la recherche du travail de mes rêves, sans savoir vraiment s’il allait me satisfaire pleinement. Je philosophais à mes heures perdues sur le sens de la vie (et la réponse « 42 » ne me convenait pas…). Adrien quant à lui savait que son travail lui plaisait mais qu’il ne l’exercerait pas toute sa vie. Nous étions finalement tous les deux en train de vivre notre traversée du désert, à la recherche de la plénitude ! 

Puis nous nous sommes posé cette question simple : « qu’est-ce qui nous rend heureux ? ». Et la réponse fut sans appel et sans hésitation : « voyager ». Nous avions une piste, les amis !  Mais avoir la réponse, sans le développement en amont, c’était un peu embêtant. Nous ne savions pas vraiment quoi faire de cette bribe de projet : partir deux ou trois semaines par an, et quelques weekends, c’était bien, mais ce n’était pas assez. Fallait-il que l’on devienne des Indiana Jones et Lara Croft hors de l’écran ? Hmm, Adrien n’a pas une tête à chapeaux, et je maîtrise mal les saltos arrières !…

Puis l’illumination : « et pourquoi pas faire un tour du monde ? ». MAIS OUI ! Mais c’est bien sûr ! Autant vous dire que ce projet nous a carrément enjoués, et que nous avons commencé à nous renseigner aussitôt nos paroles prononcées… Pour partir, un jour (sans retour ?).

Avec le temps, nous avons lu plusieurs témoignages de voyageurs, de tourdumondistes et autres aventuriers, qui nous ont confortés dans notre choix, et l’excellent film des Coflocs Génération Tour du Monde a été la cerise sur le gâteau !… Cette idée qui nous semblait complètement folle, inaccessible et beaucoup trop onirique pour être vraie… Est désormais notre projet de vie !

... Aux premiers pas !

C’est maintenant décidé, nous partons, et avons une profonde hâte ! Mais, on doit vous l’avouer, l‘idée de voyager pendant plusieurs mois nous enchante autant qu’elle nous terrifie ! Si vous êtes en train de lire cet article parce que vous vous posez la question de savoir si vous devriez partir, vous comprendrez sûrement notre état. Plusieurs émotions se mêlent : nous sommes heureux et tellement excités, mais nous prenons conscience de tout ce que nous allons laisser derrière nous. 

Deux petits pas (en avant)

Malgré tout, nous nous apprêtons à sauter dans le vide, à faire deux énormes pas en avant. Alors même si notre envie de partir nous fait chavirer, nous donne des papillons dans le ventre… On a aussi la trouille ! C’est qu’il faut sauter, maintenant, embrasser ce projet ! Quand on y pense, nous avons peur de l’inconnu, de ce que nous n’avons pas encore trouvé, nous avons le « trac » et, comme au théâtre, c’est généralement le signe que l’on va réaliser quelque chose de grand !

Beaucoup d’entre-vous se demandent pourquoi nous avons décidé de tout plaquer. Après tout, nous vivons dans un appartement super chouette à Lyon, une ville que nous adorons. Nous avons notre famille près de nous, ou en tous cas nous avons l’occasion de la voir souvent. Il en est de même de nos amis, avec qui nous adorons passer des soirées ou des weekends. Adrien a un travail qu’il aime beaucoup, et moi je pourrais très bien trouver le job de mes rêves. Nous avons, disons-le, une vie tranquille et douce, que nous apprécions, dans l’ensemble, et nous pourrions très bien continuer plusieurs années encore comme ça, à amasser de l’argent et partir en voyage tous les étés. C’est très effrayant, parce que nous savons pertinemment ce que nous laissons ! 

Alors pourquoi partir et s’infliger ce chamboulement majestueux ? 

Vous savez, « la vie est bien trop courte pour seulement gagner de l’argent afin d’en dépenser d’avantage » (dixit Gérard Challiand), et nous ne sommes, finalement, pas entièrement satisfaits de cette vie sans trop de challenge. La vie vaut la peine d’être pleinement vécue, et l’aventure qui nous attend nous rend tellement heureux. Nous avons décidé d’écouter nos petites voix intérieures. C’est chouette, parfois, de suivre ses rêves et de les réaliser. La peur s’estompe vite, et le courage prend le dessus. 

Ce projet nous transporte et nous sommes prêts à faire ces quelques petits sacrifices. Après tout, il ne s’agit que de biens matériels, et nous faisons ce voyage également pour ouvrir les yeux sur le monde, et ne pas nous cantonner à notre petit confort

Et puis, nous en avons aussi un peu marre d’être toujours dans l’attente : l’attente de nos prochaines vacances, l’attente des aventures à venir. Nous voulons vivre. Vivre le moment présent, le savourer pleinement, profiter des longs trajets pour nous retrouver nous-mêmes et se perdre aussi parfois. 

« Aux frileux qui s’interrogent : l’aventure, pour quoi faire ? les réponses ne manquent pas. Pour dire le monde, pour s’évader, pour se mettre en danger, pour se perdre, pour aller à la découverte des autres, pour résister aux pressions de la vie moderne, aux interdits, aux règlements, à l’absurde, pour se dépouiller de l’inutile de l’existence, pour trouver l’inspiration. Peu importe le flacon pour peu qu’on ait l’ivresse ! »​, 

Bruno Corty

D’autres sujets auraient pu être des freins à notre projet : la sécurité, la santé, le confort ne seront pas toujours au rendez-vous. Certes. Nous n’avons toutefois jamais considéré ces facteurs comme une entrave. Que ce soit à l’étranger ou en France, malgré toute notre vigilance, nous ne pourrons jamais aller à l’encontre de certains dangers. Il ne faut pas s’arrêter de vivre pour autant.

Nous nous sommes interrogés également sur le « trou » que nous allions afficher dans nos C.V. après ces mois à barouder… Que nenni, les amis : l’adaptation humaine, l’ouverture d’esprit ou aux autres, la curiosité, ne sont pas vraiment, je pense, des défauts à cacher à un employeur (sauf si vous êtes du genre à feinter en déguisant vos qualités à la question « quels sont vos défauts ? »). 

Bien sûr, nos familles et nos amis vont nous manquer (et le fromage aussi…), mais nous pourrons les revoir à notre retour. Et puis tout le monde peut se joindre à nous pendant notre périple, après tout (coucou les copains, on vous aime, venez, on est bien !). Dans tous les cas, nous sommes au XXIe siècle, les pigeons voyageurs c’est dépassé : maintenant il est possible de s’appeler depuis l’autre bout du monde, et même se voir ! Et nous n’oublierons pas de poster nos cartes postales, pour le côté vintage. 

Et puis s'en vont !

Toutes ces craintes sont vite gommées par tous nos arguments en faveur du départ ! Nous avons hâte de vivre le monde par nous-mêmes et de partir à la découverte de nouvelles cultures, de nouveaux pays, de nouveaux plats, et de pouvoir goûter à une liberté toute autre ! 

Nous sommes impatients de partager ce projet fort à deux, et de vivre nos aventures et mésaventures main dans la main, et qui sait, peut être à trois, quatre ou cinq un jour (ON SE CALME TOUT DE SUITE ! Tout le monde relâche ses layettes, il s’agit de projet à long terme !). Nous allons être 24h/24h ensemble, et nous savons que ce ne sera pas tout beau et tout rose. Mais le point positif, c’est que nous savons que nous pourrons toujours compter l’un sur l’autre… Et puis heureusement, Adrien rigole à mes blagues un peu nulles, et réciproquement. 

Au-delà d’une aventure à deux, nous pensons aussi que ce voyage permettra de nous retrouver nous-mêmes, de nous dépasser aussi, et sortir de nos zones de confort. Nous sommes parfois des « control freaks », et nous pensons que ce voyage nous permettra de relativiser et d’appréhender différemment la vie ! Peut-être que nous serons tellement détendus que nous allons abandonner nos listes et tableurs Excel, et que l’on va se faire des dreadlocks et jouer du ukulélé dans le métro parisien à notre retour ! Nous vous tiendrons informés de nos tournées !

En tous les cas, tout au long de cette aventure, nous partagerons avec vous nos belles découvertes, nos surprises. Vous nous verrez évoluer, grandir (si je pouvais gagner des centimètres en hauteur plutôt qu’en largeur d’ailleurs !), et nous espérons que vous serez émerveillés, que vous rigolerez avec nous de nos mésaventures, et que vous serez toujours au rendez-vous !

Enfin, si vous avez lu cet article parce que vous hésitez à partir, nous n’avons qu’un mot : vivez ! Partez, rêvez, amusez-vous, soyez heureux ! Vous n’avez qu’une seule vie (trouvez le remède ! – de rien pour la musique, c’est offert par la maison !).

On se retrouve rapidement pour le début de nos aventures !

Si vous avez aimé notre article, n’hésitez pas à le partager autour de vous, et à nous laisser un commentaire ❤️

Hello ! C'est Moi Garance, la co-pilote de Nos Pas en Avant. J'ai décidé avec Adrien de parcourir le monde, parce que je suis beaucoup trop curieuse. En septembre 2019, nous nous envolerons pour notre grand Tour d'Asie. Je partage avec vous nos anecdotes de voyage et nos bons plans (de manière décalée ou façon roman-fleuve).

3 Commentaires

  • Laura

    Super votre blog ! C’est rigolo parce que j’avais les mêmes envies et le même flippe (vraiment, c’est con mais ça me terrorisait l’inconnu) et puis maintenant je sais que j’ai pris la bonne décision 🙂 même si le fromage me manque ! ahahah

    • Nos Pas en Avant

      Merci beaucoup Laura ! 🙂 C’est vrai qu’on est persuadés d’avoir pris la meilleure décision de notre vie, mais ça fait un peu peur, dans le fond ! Une fois lancés, on ne se posera plus aucune question ! Mais on ne sait pas comment on va faire pour gérer le manque de fromage…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

sem, mattis Praesent fringilla id luctus elit. dolor. ut Curabitur