Grèce

4 jours à Santorin – Chapitre 2 de notre séjour grec

Kalimera les amis !

Vous avez peut-être déjà suivi le début de nos aventures grecques, avec nos trois jours passés à Athènes. Nous sommes partis en Grèce à l’automne dernier, pour notre premier anniversaire de mariage. Après avoir déambulé dans les rues de la capitale, nous avons embarqué pour les Cyclades, et plus exactement pour l’île de Santorin.

Le Soleil presque toujours au rendez-vous, son climat méditerranéen, ou ses paysages de rêve en font une destination idéale pour des vacances réussies. Que vous aimiez les randonnées, les visites culturelles ou le farniente, vous serez comblés. Vous pourrez même goûter aux délices salés ou sucrés que la Grèce peut offrir, pour des prix parfois dérisoires.

Encore peu connue il y a quelques années, le tourisme a explosé sur l’île. En plein été, elle est envahie par les vacanciers. Mais une fois la pleine saison passée, vous pourrez profiter beaucoup plus tranquillement des charmes de la belle Santorin. C’est ce que nous avons fait, et nous avons été conquis.

Nous revenons avec vous sur nos quatre jours merveilleux. Vous venez ?

Dans cet article, vous trouverez…

 Le récit de nos quelques jours à Santorin ;

 Des informations pratiques à connaître avant de vous envoler pour Santorin.

Nos quatre jours à Santorin

Première journée - Balade au bord de la caldeira à Fira

Nous nous sommes réveillés ce matin-là à Athènes. La journée s’annonçait magique, avec la découverte de Santorin !

📖 L’île de Santorin est la seule île des Cyclades d’origine volcanique. Vers 1600 avant JC, l’éruption du volcan Néa Kaméni a divisé l’île en plusieurs, formant ainsi un archipel constitué de cinq îles, dont Santorin en forme de croissant, et Thirassia, l’île renfermant le volcan. Ces dernières sont séparées par une baie constituée d’une caldeira, c’est-à-dire une grande cuvette, un grand cratère volcanique formé après une éruption. Santorin offre ainsi des paysages sauvages, parfois même lunaires.

En route pour l’aéroport

Après avoir fermé nos valises, nous avons pris le métro en direction de l’aéroport d’Athènes.

📌 Il y a plusieurs moyens pour se rendre à Santorin : par air ou par mer. N’hésitez pas à vous référer à notre rubrique « conseils » en bas de l’article pour avoir plus d’informations.

Puisque nous étions un peu en avance à l’aéroport, nous avons eu le temps de prendre un petit goûter. Les prix étaient dérisoires : vous avez déjà vu une bouteille d’eau de 50cl à 50 centimes dans un aéroport ? Et deux pâtisseries pour 2 euros ? En plus, c’était très bon !

Le vol Athènes – Santorin était opéré par Volotea. Cette compagnie fait payer automatiquement le choix des sièges, et nous n’avions pas envie de débourser une quinzaine d’euros pour ça. Nous avons été placés chacun à un bout de l’avion. Nous nous sommes rendus compte que nous n’étions pas les seuls puisque tout le monde, ou presque, était séparé de son partenaire de voyage ! Nous avons toutefois eu de la chance : il n’y avait finalement personne à côté d’Adrien, et nous avons pu voyager l’un à côté de l’autre ! Alleeeez !

Nous allions survoler Athènes et la mer Égée et c’est pourquoi j’étais impatiente de jeter de longues œillades par le hublot. L’avion a décollé, il faisait beau. Et puis nous avons eu des nuages pendant tout le long du trajet. J’étais déçue et comptais bien faire un procès à ces ignobles cumulus, lorsque par miracle, à l’arrivée au-dessus de Santorin, le ciel s’est complètement dégagé !…

Et comme par magie, Santorin !

Comme tous les touristes asiatiques autour de nous, j’ai dégainé l’appareil photo, sans pousser, comme eux, de grands « Oooh ! » (enfin, seulement intérieurement).

L’aéroport de Santorin étant tout petit, le débarquement fut rapide. Après avoir rempli quelques formulaires de location, nous avons pris possession de notre Smart.

📌 Si vous souhaitez louer une voiture – la procédure est sûrement la même pour les quads et véhicules deux roues – vous avez la possibilité d’en louer une en amont sur le site internet de l’une des nombreuses compagnies de location de l’île. Avant votre arrivée, vous préciserez l’horaire de votre vol et une personne viendra vous attendre en principe avec l’écriteau de la compagnie de location et votre nom. Vous pourrez aussi louer directement un véhicule à votre arrivée.

Un détour en station-service et un décrochage de mâchoire face aux prix du litre d’essence – 2 euros le litre, ce qui se comprend puisque l’acheminement est forcément plus contraignant – nous arrivons à notre hôtel, la Villa Livadaros, situé à Karterados, à côté de Fira. Nous ne voulions pas dormir dans un hôtel au bord de la caldeira, les prix ne nous convenaient pas, et puis nous voulions être plus au calme. Nous avons adoré notre logement : le personnel était aux petits soins, nous avions un petit studio avec une terrasse, et un accès au parking. La piscine nous a fait de l’œil, mais nous avions oublié nos maillots de bain – oui, on peut le dire, sur ce coup-là nous avons été des boulets !

Déambulations dans Fira

Nous avons ensuite filé à Fira, la capitale de l’île. Il était déjà 14 h, et nos ventres criaient famine. A cette période de l’année, nous n’avons pas eu trop de mal à trouver une place de parking. Mais ce doit être sûrement plus difficile en pleine saison.

📌 Partout sur l’île, nous avons trouvé des parkings gratuits. Ceux aux entrées des villages du bord de la caldeira pouvaient se remplir très rapidement, tandis que dans « les terres », les parkings étaient presque vides. Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une place, mais la saison à laquelle nous avons visité Santorin jouait aussi en notre faveur. Si vous y avez été en été, n’hésitez pas à nous faire part de votre expérience en commentaires ! 

Quelques pas dans Fira, sous un grand soleil un peu voilé, et nous étions déjà subjugués par tant de beauté ! Les rues étaient calmes, il y avait peu de monde. Le seul bruit était celui de nos ventres qui grondaient. Rapidement, nous avons pris place au restaurant Naoussa, qui offre une vue merveilleuse sur Fira. Nous y avons dégusté du tzatziki et du houmous avec du pain pita, puis un plat chacun, notamment une moussaka. Tout était délicieux ! 📌 Sachez, en plus, que si vous payez en espèces, vous bénéficierez d’une petite remise de 10% 😎.

Nous avons ensuite continué à explorer Fira, en nous arrêtant toutes les 2 minutes aux points de vue et devant les échoppes. Nous avons adoré ses ruelles labyrinthiques, typiques d’ailleurs de la plupart des villages de l’île et des Cyclades en général.

I have no time for no donkey business

Au détour d’une rue, nous avons trouvé un chemin qui descendait au vieux port. Il y avait quelques ânes, qui attendaient là, en plein soleil, que les touristes viennent pour faire la descente sur leur dos jusqu’au port. Nous avons eu un peu mal au cœur pour ces pauvres bêtes, même s’il est affirmé sur des affiches que les ânes sont faits pour transporter des charges de 500 kilos… Le muletier – le propriétaire des animaux – a essayé de nous amadouer et de nous faire un prix, mais nous avons fait face, et avons utilisé nos jambes vaillantes pour la descente ! Nous ne voulions pas participer à ces activités.

En pleine saison, nous avons cru comprendre qu’il y a des ânes tout au long du chemin d’environ 1 kilomètre. Evidemment, puisqu’ils sont stationnés là toute la journée, il y a des excréments et l’odeur qui l’accompagne n’est pas des plus fameuses. Nous n’avons vu les ânes qu’au sommet et à l’arrivée au vieux port, alors ce doux fumet n’a pas vraiment été un problème pour nous.

La descente est en fait un escalier géant de près de 600 marches. La vue sur la caldeira était époustouflante, les paysages parfois lunaires dévoilaient les strates géologiques formées avec le temps. Nous avions aussi une vue incroyable sur Thirassia, l’île du volcan. Nous n’avons pas croisé grand monde sur notre route, et en arrivant au port, nous aurions pu nous croire dans un village déserté si un restaurant ou deux n’avaient pas été ouverts. C’était agréable d’être autant au calme.

📌 Par manque de temps, nous ne nous sommes pas rendus sur Thirassia, pour visiter le volcan. Si vous le souhaitez, des navettes fluviales proposent de vous y amener. Vous pourrez randonner jusqu’au sommet du volcan, vous baigner dans des eaux riches en souffre (prévoir un maillot de bain qui ne craint pas d’être abîmé) et visiter les quelques églises notamment dans le village de Manolas.

Quelques flâneries et photos plus tard, nous avons emprunté le funiculaire pour retourner en haut de la falaise. 📌 Ce transport est un peu cher, nous avons déboursé 6 euros par personne pour deux minutes à bord, mais nous ne voulions pas remonter les marches, et encore moins utiliser des ânes. Arrivés à la station du funiculaire au sommet, nous avons visité une petite église tout près puis avons commencé à longer le chemin au bord de la caldeira.

Quand nous sommes devenus des mannequins

Le Soleil commençait doucement à descendre, et les couleurs chaudes nous enveloppaient dans une atmosphère magique ! Nous avons marché un peu et avons décidé d’observer le coucher du Soleil depuis une petite place au-dessus de l’église de la Vierge Marie, reconnaissable à son toit bleu et ses trois cloches.

Pour admirer le spectacle, il y avait près de nous un groupe de coréens qui se prenaient en photos. Nous en avons profité pour leur demander de prendre un portrait de nous devant le sublime paysage… Et nous avons eu le droit à une véritable séance photos ! Le photographe et ses assistantes nous disaient comment poser, nous montraient le résultat. Ils étaient vraiment impliqués dans leur rôle. Lui nous demandait de faire des poses, notamment la pose du « little kiss », c’est-à-dire qu’il nous a demandé « please, little kiss, like this » en montrant avec ses doigts comment faire ledit « little kiss ». La scène était absurde, mais si drôle ! Puis, évidemment, nous avons été pris en photo avec leurs téléphones et appareils photos. C’est la célébrité, que voulez-vous.

Après ce moment, nous sommes retournés à nos contemplations du coucher de Soleil. C’était si beau !

Entre chien et loup, nous sommes retournés sur nos pas jusqu’à notre voiture, puis avons filé nous reposer un peu, avant de retourner à Fira pour le dîner. Nos pas nous ont mené chez Obelix (lui-même !), une échoppe qui faisait des gyros, sortes de kebabs. 📌 Pour 2 ou 3 euros, nous avions de la viande cuite sur broche (de porc ou de poulet), des tomates, du tzatziki et des frites, le tout enveloppé dans du pain pita. Nous avons décidé de nous nourrir de ces délicieuses spécialités tous les soirs (ou presque) ! Et pour fêter cette décision, nous avions poussé le vice en prenant un gyros « pimpé » avec du lard et du fromage… Nous en aurions presque repris un deuxième tellement c’était bon !

Une petite marche digestive s’imposait après cela, puis nous sommes rentrés à notre hôtel. Nous avions déjà hâte d’être au lendemain !

📌 Parenthèse : l’eau douce sur l’île est assez précieuse (bien sûr, tout est relatif, lorsque l’on voit toutes les piscines construites sur la caldeira…). Il n’y a que très peu de réserve, et aucune source naturelle, l’île étant volcanique et quasi-désertique. Une usine de désalinisation d’eau de mer produit l’essentiel de l’eau courante dans les maisons, mais cette eau n’est pas forcément potable. Les hôtels mettent à disposition dans les espaces communs des bonbonnes d’eau. En parallèle, nous avions acheté un pack de grandes bouteilles en supermarché. Si vous en avez une, pensez à apporter une paille ou une gourde filtrante, ou résignez-vous à acheter des bouteilles en plastiques, que vous recyclerez comme vous pourrez.

Deuxième journée - Oia, le joyau de l'île

Cette journée s’annonçait superbe, avec la découverte de la belle Oia !

Nous avons commencé par prendre le petit-déjeuner à notre hôtel, mais nous n’étions pas seuls… Des chatons joueurs attendaient impatiemment que nous sortions de notre maisonnette, puis nous ont suivi en miaulant jusqu’à la maison où était servie le petit-déjeuner. Ils essayaient ensuite par tous les moyens de passer la porte, en faisant face à leurs deux ennemis : le rideau de perles qui les détournait de leur mission initiale, et la maîtresse des lieux qui les repoussait gentiment en leur lançant des croquettes. Pour le même prix, vous aurez donc sûrement vous aussi droit à un petit-dej-spectacle !

Nous sommes passés devant la piscine, avec une larme au coin de l’œil et « hello darkness my old friend » en tête : il faisait plus de 20 degrés, et on aurait bien aimé en profiter.

Mise en bouche : Firostefani et Imerovigli

Nous étions le 1er novembre, il faisait 25 degrés à 10 h du matin : ambiance vacances d’été au milieu de l’automne !  Le Soleil resplendissant mettait encore plus en valeur le paysage ! Nous roulions avec la capote de notre Smart relevée, cheveux aux vents. La belle vie, quoi !

Avant de nous balader dans Oia, nous avons fait un crochet par Firostefani, un village attenant à Fira. Nous y avons laissé notre voiture et avons emprunté le chemin pavé qui longeait la caldeira. De Firostefani à Imerovigli, nous en avons pris plein la vue ! Ici, des dômes d’églises orthodoxes, là de coquettes maisons ou encore des moulins ! Nous n’arrêtions pas de nous arrêter pour admirer la vue ou pour prendre des photos, et nous avons pris deux bonnes heures pour faire l’aller-retour, avant de filer en direction d’Oia, considéré comme le plus beau village de l’île.

Plat de résistance : Oia

Nous y voilà ! Perché sur la falaise, sur l’extrême pointe nord de l’île, le village d’Oia nous tendait les bras.

📌 Oia se prononce « ya ». Cela pourra vous servir dans vos prochains dîners mondains !

Nous avons commencé à nous perdre dans ses rues labyrinthiques. Tout était tellement mignon, je vous laisse imaginer le potentiel de « Ooooh ! » que les touristes asiatiques de l’avion de la veille auraient pu pousser !

Plusieurs points de vue plus ou moins connus ont fait partie de nos découvertes.

    • 📸 Nous sommes d’abord allés aux « ruines du Château Byzantin », qui offrent l’une des plus jolies et des plus iconiques vue sur Oia et ses moulins. Nous y sommes d’ailleurs retournés pour le coucher de Soleil en fin de journée ;
    • 📸 Ensuite, nous avons trouvé une jolie vue sur les trois dômes bleus mythiques de Santorin, au détour d’une ruelle, entre une église et une boutique « Bulgari » (et très exactement, à cet endroit) ;
    • 📸 Nous avons aussi pu avoir une jolie vue, peut-être la plus connue, toujours sur ces trois dômes mythiques, quelques mètres plus loin, près du restaurant Pelekanos.

Entre deux explorations, nous avons déjeuné au restaurant Thalami, qui offrait une magnifique vue sur la caldeira et Oia. Nous avons très bien mangé, mais nous l’avons trouvé un peu cher comparé à d’autres lieux en Grèce 📌 50 euros pour deux, entrée et plat, ainsi que boissons. Où sont nos gyros à 2,50 euros ? Sans rire, ce n’est pas un prix si excessif, mais en tous cas plus que d’autres restaurants en Grèce.

Nous n’avons pas pris de dessert, mais avons goûté dans un petit café qui faisait des crêpes, Vitrin (avec une vue encore une fois ignoble, vous vous en doutez bien). Nous avons pu déguster des crêpes, glaces et jus de fruits frais. Il était également possible de siroter des cocktails sur leur toit terrasse.

Après cet interlude, nous avons continué nos déambulations, au grès des rues qui se présentaient à nous. Nous avons adoré nous perdre un peu puis tomber sur des paysages de carte postale, profiter du silence, qui semble précieux à Oia, et de ces jolies ruelles.

Le dessert : un coucher de Soleil depuis Oia

Pour le coucher du Soleil, que nous savions convoité, nous sommes venus nous installer environ 1 h avant pour observer le spectacle. Vous le savez peut-être si vous avez jeté un œil à notre article sur les applications que nous utilisons en voyage, nous utilisons une application qui nous indique, entre autres, les horaires du lever et du coucher du Soleil. Ce jour-là, il se couchait à 17 h 20. Ainsi, nous sommes arrivés vers 16 h 30 à notre point et avons attendu que le Soleil descende doucement, pour se coucher dans la mer Egée.

📌 Je vous recommande fortement d’arriver environ une heure avant l’heure du coucher du Soleil, pour pouvoir vous installer tranquillement et profiter du spectacle. Dans tous les cas, vous ne serez pas seul, et les badauds arriveront progressivement pour vous accompagner.

Petit à petit, des personnes sont arrivées de part et d’autre, l’appareil photo à la main. Il y avait du monde, mais c’était encore vivable. Seule une personne est venue se mettre devant moi pendant 2 minutes pour se prendre en selfie. Après un regard noir de nous deux et des personnes à côté, elle est partie, presque huée et sous les tomates (moi, exagérer ?).

Pour vous expliquer à quel point le spectacle était beau, les touristes asiatiques étaient de retour et ne pouvaient s’empêcher de pousser de grands « Ooooh ! ». C’est le baromètre infaillible ! En même temps, il y avait vraiment matière à s’exclamer ! Le ciel a commencé à revêtir de nombreuses couleurs, un dégradé du rouge au orange, en passant par le rose, et a doucement coloré les bâtiments blancs pour les envelopper dans cette atmosphère réconfortante.

A la fin du show, certains spectateurs ont carrément applaudi, puis la foule s’est dissipée. Nous sommes restés encore quelques temps face à ce paysage, et puis nous avons un peu parcouru Oia de nuit. Il faisait très frais le soir à Santorin, et nous avons alors préféré écourté cette exploration nocturne.

Après un bref passage à notre hôtel, nous sommes retournés à Fira pour la soirée. Devinez ce que l’on a mangé ?… Des gyros !… Evidemment. Dans le but d’établir un classement des meilleurs gyros de l’île, nous avons gouté, ce soir-là, ceux de Lucky’s Souvlakis. L’enseigne ne paye pas de mine : on mange au comptoir, avec de la musique typique à fond et une vue sur les viandes qui tournent sur leurs broches. Et on se régale à prix dérisoire ! Pour terminer, en guise de dessert, nous avons goûté aux souvlakis (des brochettes de viande). Puis, pour réellement terminer sur une note sucrée, nous sommes allés prendre une glace, mais nous avons été un peu déçus. Elles ne valaient pas celles de Terre Adélice à Lyon. En même temps, c’est difficile de les détrôner !

Troisième journée - Des ruines de Théra aux plages de sable noir de Perissa

Deuxième réveil à Santorin, et encore une fois, nos compagnons félins sont au rendez-vous et tentent les mêmes feintes. Pour des personnes qui aiment beaucoup plus les chiens aux chats, je dois avouer que nous avons trouvé ces petites boules de poils bien mignonnes.

Théra, là où tout a commencé

Ce jour-là, nous avions l’intention de visiter les ruines de l’ancienne Théra, l’ancien nom de l’île, surplombant le village de Perissa. Le site archéologique est perché sur la colline de Messa Vouno, qui offre une superbe vue sur l’île.

📖  Avant de s’appeler Santorin, l’île portait le nom de Théra. Le nom « Santorin » a été donné par les vénitiens, au 13e siècle, en référence à Sainte Irène, que les marins appellaient « Santa Irini ». Après quelques évolutions linguistiques, le nom est devenu « Santo Rini », puis « Santorini ».

Avant notre voyage, j’avais vu qu’il était possible d’explorer les ruines et qu’il fallait garer sa voiture « en contrebas », et marcher un peu pour accéder aux ruines. 📌 En basse saison en tous cas, il est possible d’emprunter la route qui serpente jusqu’au sommet de la colline de Messa Vouno en voiture, et de garer cette dernière sur un petit parking à l’entrée du site archéologique. En haute saison, il y a un bus, a priori, qui dépose en haut de la colline. Vous pouvez aussi faire ce chemin à pied. Prévoyez dans tous les cas de bonnes chaussures et de l’eau, les ruines étant sur un plateau en plein soleil.

En avant pour les ruines ! 📌 L’entrée par personne est de deux euros et permet d’accéder à l’ensemble du site, que nous avons trouvé très intéressant. Le parcours était documenté, à l’aide de panneaux explicatifs, permettant de se projeter il y a trois millénaires !

📖 A la fin du 19e siècle, puis dans les années 1960, des fouilles archéologiques furent entreprises et ont révélé l’ancienne cité. Elle fut fondée par les colons doriens, conduit par Théras, qui donna son nom à l’île, vers le 9e siècle avant JC. Ils choisirent ce site, perché à 365 mètres de hauteur par rapport au niveau de la mer, pour des raisons stratégiques évidentes. Avec le temps, elle devint la base de la flotte égyptienne, dont il reste plusieurs traces, puis le siège d’un évêché. La cité fut abandonnée quelques temps après une éruption du volcan central, en 726 après JC.

Les ruines étaient dans un état relativement bien conservé, et nous avons vraiment aimé voir son évolution au fil du temps, et comprendre l’organisation. En plus, la vue dégagée sur l’île est superbe ! Nous sommes restés deux grosses heures sur le site.

Dans le labyrinthe de Pyrgos

Après cette visite, que l’on vous recommande vivement, nous sommes redescendus de notre promontoire et avons entrepris de visiter les villages alentours, dont notamment Pyrgos. Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés près d’églises, qui ne se visitaient pas forcément. Nous avons fait la connaissance de Frankie, un petit chien beaucoup trop mignon, sur lequel j’ai flashé. Il attendait paisiblement sur un parking désert, j’aurais pu rester des heures à lui gratouiller le ventre !

Nous avons retrouvé les ruelles labyrinthiques et les façades d’un blanc pur, une fois arrivés à Pyrgos. Nous n’avons croisé que des locaux, et le village était calme, voire désert. En passant sous un clocher, nous avons découvert une mignonne terrasse, celle du restaurant Pénélope, où nous avons décidé de nous attabler. Le serveur était très gentil et au petit soin (nous étions les seuls clients). Nous avons pris un assortiment de plats, un mezze, avec des jus de fruits frais. Les tables donnaient sur l’ensemble du village, et étaient à l’ombre. Nous avions presque froid !

Notre repas englouti, nous avons continué de parcourir ce village, que nous avons vraiment apprécié. Il était si paisible ! Il y avait de nombreuses ruelles donnant sur des ruines d’une forteresse, ou sur des toits de maisons. Nous montions, puis descendions, trouvions de nouveaux recoins. C’était un véritable labyrinthe ! Et comme partout en Grèce, nous avions des chats pour compagnons.

Après "la mer noire", le sable noir

Après Pyrgos, nous sommes partis à la conquête des plages de sable noir de Perissa, au pied de la colline de Théra, où nous étions le matin. Sur la route, le paysage alterne entre plaine désertique et vignobles, qui ne ressemblent pas vraiment à ceux que nous avons l’habitude de voir dans le Beaujolais ou en Bourgogne. Les pieds de vignes sont très bas, secs, et peu feuillus.

📖 Le sol de Santorin, très aride et acide, à cause de l’activité volcanique, ne permet pas de faire pousser beaucoup de variétés de plantes ou de fruits. Ainsi, l’une des seules cultures permise est celle de l’assyrtiko, une espèce de vigne au rendement très faible, mais très résistante. Les pieds sont très espacés, en tous cas beaucoup plus qu’en France, et se nourrissent de l’eau de la rosée du matin ou de la brume marine. Les raisins permettent de produire un vin très spécial, et recherché des connaisseurs, à l’acidité prononcée.

Arrivés à Perissa, nous avons trouvé très facilement une place pour nous garer, à l’entrée du village, qui, en basse saison, était désert. C’était d’ailleurs un peu flippant. La plupart des magasins et restaurants étaient fermés. Il y avait quelques personnes sur la plage, et deux ou trois badauds dans les rues. Au-delà, nous avons trouvé que le lieu faisait assez artificiel, à l’image des villages de vacances dans le sud de la France. Bien sûr, le sable noir et les éléments naturels, d’origine volcanique, sont très beaux, mais les maisonnettes enfermant les snacks et les échoppes étaient clairement là seulement pour les touristes.

📌 Si vous souhaitez vous baigner à Santorin, cette carte recense les plages de l’île.

Nous avons fait quelques pas dans le sable noir, puis au bord de l’eau, qui était très fraîche. La mer semblait être très rapidement profonde, tant elle était sombre !

Dans le village, il y avait une église aux dômes bleus et pas très loin une petite mamie nous a indiqué un chemin, telle une passe-muraille. Elle nous assura qu’il s’agissait du plus beau chemin : « so beautiful ! ». Nous avons suivi son conseil… Et nous nous somms rendus compte qu’elle ne devait plus avoir toute sa tête : nous avons manqué de nous faire écraser par des scooters qui s’y engouffraient et de nous faire griffer par des chats ronchons. Et la rue était simplement une rue d’habitations, sans charme fou. Peut-être cette mamie voulait-elle nous attirer dans un piège ?

Et pour terminer en beauté

Après cette aventure, nous sommes retournés à notre bolide en direction du village d’Emporio, où nous nous sommes arrêtés pour retrouver des ruelles labyrinthiques et des gangs félins. Adrien est même devenu le leader d’un groupe : au détour d’une rue, un chat a commencé à le suivre en miaulant. Puis un deuxième, puis un troisième… Et nous avons retrouvé, à la fin, une dizaine de chats sur une petite place.

Nous avons bien aimé ce petit village, désert et calme, plus authentique que le précédent. Le Soleil commençait à se coucher et nous étions baignés dans de chaudes couleurs de fin de journée, ou dans la pénombre. Nous avons décidé d’aller observer le coucher de soleil depuis la route menant au port de Santorin. Il n’y avait personne, mis à part les 33 tonnes qui descendaient au port. Ce n’était pas l’endroit le plus paradisiaque de l’île, pour sûr, mais nous avons observé un merveilleux coucher de soleil.

Après une pause à notre hôtel, nous sommes retournés dans Fira, pour déguster, comme chaque soir, un gyros. Nous avons découvert la pâtisserie Svoronos, et nous ne savions plus où donner de la tête tant il y avait de choix ! Et puis, la dégustation fut aussi bonne que leur offre est variée. Nous avions un seul regret : ne pas l’avoir découverte plus tôt ! Si vous venez à Santorin, faites au moins une halte dans ce petit paradis !

Quatrième journée - La pointe sud

Il s’agit de notre dernière journée de visite, que nous avons commencé avec nos compagnons félins, comme les autres matins. Nous avons ensuite entrepris de visiter la pointe sud de l’île, jusqu’au phare d’Alexandrie d’Akrotiri.

Les sirènes du phare d'Akrotiri

A bord de notre Smart, nous avons fendu l’air à travers des vignobles et des paysages lunaires jusqu’au phare d’Akrotiri. Nous avons été quelque peu déçus, puisqu’il n’y avait finalement pas grand-chose à faire une fois arrivés à l’extrémité de l’île. Nous avons toutefois profité de la vue sur le reste de Santorin, qui valait ce détour.

Nous avons alors rebroussé chemin, et avons décidé de nous engouffrer sur un chemin accidenté et poussiéreux, menant a priori jusqu’à une plage de sable noir. Waze, notre GPS, avait l’air de savoir où il nous emmenait. Mais quand nous avons commencé à croiser des chèvres au milieu de la route, nous nous sommes posés quelques questions. Plus nous avancions, plus notre trajet ressemblait à des montagnes russes un peu violentes. Nous commencions à nous inquiéter du sort de notre pauvre voiture, mais bien que toute petite, elle était vaillante et nous a mené sans trop de peine jusqu’à la plage de sable noir désirée, qui était déserte (en même temps, vu le périple…).

C’était si agréable d’être au calme, et de n’écouter que le bruit des vagues. Des pierres ponces flottaient dans l’eau qui bordait la plage. Depuis notre spot presque secret nous pouvions voir, au loin, la plage de sable rouge d’Akrotiri. Santorin étant une île d’origine volcanique, les passionnés de géologie trouveront leur bonheur dans l’observation des différentes strates de la roche, qui se pare de différentes couleurs, du blanc au noir en passant par le rouge et l’ocre.

Pompéi avant l'heure

Cette séance zen terminée, nous avons repris le chemin sinueux en sens inverse puis nous nous sommes dirigés vers le site archéologique d’Akrotiri.

📖 Vous connaissez sûrement le destin tragique de Pompéi, détruite par la lave du Vésuve en 79 après JC. Eh bien, Akrotiri a subi le même sort plus de 1 500 ans avant. La cité antique a été détruite lors de l’éruption du volcan de Santorin, vers 1500 avant JC. Ce fut l’une des éruptions volcaniques les plus importantes de l’histoire humaine. Les tonnes de cendres produites lors de l’évènement ont enseveli les bâtiments et les maisons de l’ancienne Akrotiri sous plusieurs dizaines de mètres, permettant de conserver de façon presque intacte les constructions. Contrairement à Pompéi, aucun corps calciné ou squelette n’a été retrouvé, ce qui laisse supposer que les habitants se sont enfuis avant que la catastrophe n’ait lieu.

📌 Après avoir payé 12 euros (pour deux), nous avons pu accéder au site archéologique, conservé sous un bâtiment pensé spécialement pour laisser entrer la quantité d’air et de luminosité suffisante pour ne pas abîmer les résultats des recherches des archéologues. Le toit a été installé en 2012, et grâce à lui il est possible de visiter le site sans souffrir de la chaleur et des rayons du Soleil, ce qui doit être très agréable en été.

📖 Les fouilles ont commencé dans les années 1960. Elles ont été entreprises par l’archéologue grec Spyridon Marinatos. Au fil des années ont été découvertes plusieurs strates de bâtiments, ainsi que des objets, le tout en parfait état de conservation. Certaines fresques ont même été retrouvées avec leurs couleurs d’origines, et permettent d’en savoir plus sur la vie à l’époque minoenne. Les fouilles sont encore en cours sur le site, et nous pouvions voir le matériel des professionnels à certains endroits.

Nous avons été très impressionnés par la visite, et par l’état de conservation remarquable de la cité. Nous nous sommes retrouvés là, essayant d’imaginer la vie à Akrotiri il y a 3 500 ans. La ville était déjà très moderne : les habitants bénéficiaient par exemple d’un système complexe d’égouts, et de salle de bains dans leurs habitations. Le découpage des rues nous a aussi permis de nous représenter encore mieux la ville.

Les explications (en anglais) étaient très bien fournies et des écrans près de certains bâtiments permettaient également de se représenter certaines maisons, leurs pièces et les décors qu’elles pouvaient avoir. C’était très intéressant. Des visites guidées sont également organisées tout au long de la journée, mais nous n’avons pas pris plus de renseignement sur le sujet.

📌 Nous sommes restés deux bonnes heures sur le site.

La plage de sable rouge et la nouvelle Akrotiri

Afin de parfaire notre visite du sud de Santorin, et d’Akortiri en particulier, nous avons filé ensuite vers la plage de sable rouge, tout près du site archéologique.

📖 Attention, contrairement à Perissa, par exemple, où le sable est effectivement noir, le sable n’est pas rouge. Les plages ont été appelées ainsi en référence aux falaises, qui revêtent une couleur rougeâtre, ocre. C’est encore une fois l’activité volcanique de l’île qui a ainsi coloré la pierre.

Pour accéder à ce lieu, il faut monter en haut d’une bute, qui offre un aperçu sur la plage, en contrebas. Nous nous sommes arrêtés en haut de cette mini-colline – nous avions oublié nos maillots de bain, je vous le rappelle.

Nous sommes alors retournés à notre carrosse pour aller visiter la nouvelle Akrotiri. Le village était plutôt désert, et ne présentait pas un grand intérêt ni un charme fou. Nous y sommes finalement restés peu de temps, et avons filé en direction de Megalochori. Nos ventres commençaient à se manifester et nous avons voulu trouver un restaurant sympa. Seulement, il n’y avait pas un choix immense, et surtout, les prix ne nous convenaient pas. Nous avons alors visité rapidement Megalochori, et nous sommes retournés à notre repaire, les restaurants de souvlakis de Fira. On ne change pas une équipe qui gagne…

Notre dernier coucher de Soleil

Nos repas engloutis, nous avons voulu déguster un yaourt glacé et sommes allés à Chillbox, une chaîne a priori grecque de yaourts glacés, où l’on peut choisir un récipient à remplir avec des toppings, de la sauce ou même des fruits, par-dessus son yaourt glacé. Nous avons l’habitude de nous rendre dans une enseigne au concept similaire en France, Yogolicious, que nous adorons, car les produits sont frais, le yaourt peu sucré et l’on peut se servir soi-même. La barre était haut placée !… Et Chillbox nous a beaucoup déçus ! Nous n’avons pas pu nous servir nous-même, les prix étaient hallucinants. Nous avons payé presque 20 euros pour deux pour avoir moins que chez Yogolicious. Et puis ce n’était pas très bon, trop sucré, avec un goût chimique. Cette expérience nous a laissé un goût de défaite !

Mais nous ne nous sommes pas laissés abattre ! Ni une, ni deux, nous sommes retournés à la boulangerie Svoronos pour nous prendre des desserts pour le soir !…

En attendant de pouvoir manger à nouveau, nous sommes retournés explorer Fira, et avons découvert de nouveaux recoins que nous n’avions pas encore explorés. Nous sommes aussi retournés à certains points de vue que nous avions aimé, et nous nous sommes installés face à la mer pour observer le coucher de Soleil, avec en premier plan l’église de Saint Jean. Ce fut le plus beau coucher de Soleil du séjour : le ciel s’est paré de rose, colorant aussi la mer. C’était magnifique, nous en avons pris plein la vue !

Avant de rentrer à l’hôtel pour faire nos valises, nous avons déambulé dans Fira, de nuit, une dernière fois, puis avons fait un stop à Bayiatiko, pour prendre une salade grecque à déguster le soir. Et pour compléter notre fringale future, nous avons fait quelques courses dans un supermarché près de notre hôtel. Notre vol retour était en milieu de matinée le lendemain, alors nous avons tranquillement profité de notre dernière soirée.

Dernière journée - D'aéroport en aéroport

Notre dernier réveil à Santorin était empreint de nostalgie. Cette parenthèse estivale nous a totalement dépaysé et nous aurions aimé rester un peu plus (et avoir nos maillots de bain pour nous baigner…).

Les dernières pâtisseries englouties, nous sommes partis à l’aéroport pour 10 h 30. La journée allait être longue : pas moins de trois vols nous attendaient ! Le trajet aérien vous surprendra sûrement autant que nous : dans un premier temps nous avons embarqué pour un Santorin – Athènes, avec un premier survol de l’île. Puis nous attendait un vol Athènes – Rhodes et un second survol de Santorin. Et enfin, Rhodes – Lyon, pour dire un dernier au-revoir à l’île !

Pour vous préparer

Vous rêvez de découvrir Santorin et sa caldeira, mais vous ne savez pas quelle sera la meilleure période, ni même comment y accéder ?
Laissez-nous vous donner quelques détails pratiques !

  • Documents demandés ? Vous pouvez voyagez seulement avec votre carte d’identité ;
  • Décalage horaire avec la France ? Oui, il y a une heure en plus. Quand il est midi en France, il est 13h en Grèce ;
  • Langue parlée ? Le grec ;
  • Monnaie utilisée ? L’euro, pas besoin de changer son argent ;
  • Quel courant électrique ? 220 volts, c’est le même qu’en France ! Vous n’avez pas besoin d’adaptateur.

👉 Meilleures périodes : entre mai et novembre pour avoir du soleil quasiment tous les jours et peu de pluie. Mais il est possible d’y partir toute l’année. Vous aurez simplement des températures moyennes plus fraîches.

Nous avons parcouru l’île de Santorin tout début novembre, et avons été agréablement surpris : nous avons eu chaud ! La journée, en tous cas, nous avions des températures entre 20 et 30 degrés, grâce à un grand Soleil. Il y avait parfois un peu de vent ou des nuages, mais jamais de pluie. Les soirées et les nuits étaient assez fraîches, entre 10 et 20 degrés.

Il y avait peu de monde, la saison touristique se terminait : certains magasins et restaurants étaient fermés, et nous avons même pu voir certaines piscines se vider entre le matin et le soir à Oia ou Fira, marquant la fin de la haute saison. Nous n’avons jamais été confrontés à une foule monumentale, même pour les couchers de Soleil. Nous étions même parfois seuls sur des spots très touristiques !

Pour avoir toutes les informations sur le climat et la meilleure période pour partir, vous pouvez consulter le site Où et Quand.net, ou encore Le Planificateur A Contresens

Il y a plusieurs moyens pour se rendre à Santorin depuis Athènes : par air ou par mer.

Des ferries assurent une liaison entre le port du Pirée et Santorin en environ 7 h 30 / 8 h, pour une quarantaine d’euros. Vous pouvez visiter le site Greek ferries pour faire une estimation d’horaire et de tarif.

Par air, il y a plusieurs vols journaliers vers l’aéroport de Santorin, opérés par diverses compagnies aériennes. Nous avons décidé de faire la liaison par avion, car à la période où nous y étions, les tarifs n’étaient pas excessifs, et les horaires des ferries ne nous convenaient pas (nous voulions des ferries de nuit, mais il n’y en avait pas aux dates souhaitées). En haute saison, la liaison par air peut être assez chère.

Depuis la France, il y a plusieurs vols directs (quasi) journaliers depuis Orly. Depuis Lyon, vous passerez par Athènes pour vous rendre à Santorin, il n’y a pas de vols directs. Au retour, nous avons d’ailleurs effectué un trajet aérien un peu bizarre, des sauts de puces entre les îles grecques : Santorin > Athènes, puis Athènes > Rhodes, et enfin Rhodes > Lyon.

Pour connaître tous les trajets possibles depuis chez vous jusqu’à Santorin, vous pouvez vous rendre sur le site Rome2Rio. Il vous indiquera en un coup d’œil les transports que vous pourrez emprunter et vous donnera une estimation du prix. Ensuite, vous pourrez vous rendre sur les sites indiqués (transports ferroviaires, aériens…). Nous utilisons le site Skyscanner pour trouver nos vols au meilleur prix.

N’hésitez pas à faire un tour sur notre article concernant les applications mobiles que nous utilisons pour nos voyages ! 

Nous avons élu domicile à la Villa Livadaros, à Karterados (dans les « terres »). Nous avons adoré y séjourner : en plus d’un personnel gentil et serviable, notre maisonnette était parfaite, la piscine nous a fait de l’œil et le petit-déjeuner buffet était bien fourni. Nous avons trouvé que, comparé au reste de l’île, nous avons payé un prix honnête.

N’hésitez pas à choisir un logement en dehors de lieux touristiques, des villages de la caldeira, pour payer moins cher et être plus au calme. 

Vous pouvez faire un tour sur Airbnb ou Booking.com.

Dans tous les cas, basse ou pleine saison, les logements à Santorin sont assez chers en comparaison avec Athènes, par exemple.

📌 La superficie de Santorin est de 76 km², ce qui équivaut à la ville de Strasbourg.

Vous avez plusieurs solutions pour visiter l’île : opter pour le système de bus et de transports en commun, ou louer un véhicule. Vous pourrez aussi décider de parcourir Santorin à pieds et/ou en vélo.

La première solution n’est pas forcément avantageuse et vous serez contraints par les horaires des bus, qui passent peu souvent, surtout en basse saison. Vous pouvez vous le permettre si vous avez du temps devant vous pour visiter l’île.

Selon nous, la meilleure solution et de louer un véhicule (voiture, scooter, quad). Vous pourrez le faire en avance sur l’un des nombreux sites de location de l’île, ou sur place, à votre arrivée. Votre hôtel pourra aussi vous proposer une voiture ou un quad, gratuitement ou non.

Nous avons loué une Smart. Malgré les collines, elle était parfaite pour se faufiler partout ! Nous étions libres de nous déplacer où nous voulions, quand nous voulions.

N’ayez crainte : il y a des parkings gratuits partout sur l’île. En basse saison, nous n’avons eu aucun problème pour trouver des places. Ce peut-être plus difficile en pleine saison.

Dernière solution, si vous avez la forme : parcourir l’île à pieds ou en vélo, si vous avez du temps pour visiter l’île. Ce peut-être une belle expérience ! Il y a, me semble-t-il, des loueurs de VTT sur l’île, si vous n’avez pu emporter votre bicyle avec vous.

Top 5 des incontournables à voir à Santorin :

Le village d’Oia ;
Le village de Fira ;
Les ruines d’Akrotiri ;
Les plages de sable noir, par exemple à Perissa ;
Les ruines de l’ancienne Théra.

Retrouvez toutes les adresses que nous avons testées sur notre carte Google Maps ci-dessous, et dans notre article bilan, à venir, dans lequel vous retrouverez certaines des informations ci-dessus, mais aussi notre budget, nos impressions globales et notre itinéraire en détail.

Vous savez maintenant (presque) tout de notre séjour grec ! Il vous a donné envie d’y voyager ?

Retrouvez-nous dans quelques jours pour un dernier article, où nous ferons le bilan sur ce séjour. Nous vous dévoilerons notre budget et impressions !

Vous serez au rendez-vous ?

Vous pouvez aussi retrouver toutes nos photos de la Grèce dans l’album photo dédié ! 📷

Si vous avez aimé notre article, n’hésitez pas à le partager autour de vous, et à nous laisser un commentaire ❤️

Nos Pas en Avant est le blog de voyage de Garance et Adrien, deux aventuriers des temps modernes qui ont décidé de parcourir le monde. Récits de voyages, anecdotes insolites ou décalées, bons plans et photos léchées, dignes d'une présence en encart publicitaire dans les gares de France - ou pas - ponctueront vos visites.

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