Grèce

3 jours à Athènes – Chapitre 1 de notre séjour grec

Kalimera les amis !
Bienvenus en Grèce, sous le soleil méditerranéen, où les oliviers et les citronniers se disputent les trottoirs.
A l’aube des vacances d’été, vous parler de la Grèce m’a semblé être une bonne idée ! 🌞

Nous avions décidé de partir dans un endroit sympathique et proche de la France pour fêter notre premier anniversaire de mariage fin octobre 2018.
Adrien voulait du soleil, et je voulais être un peu dépaysée. Après avoir écumé les blogs de voyage, et épluché les comparateurs de vols, nous avons jeté notre dévolu sur la Grèce. 

Sans doute grâce à nos années à étudier le latin et le grec à l’école (nous sommes des érudits, que voulez-vous), nous rêvions de nous envoler un jour pour Rome et Athènes. La première nous avait enchantée, il ne restait plus que la seconde pour compléter notre album Panini des destinations mythologiques. Ni une, ni deux, nous avons donc réservé nos billets d’avions pour la capitale grecque, et avons aussi craqué pour Santorin. La petite île nous faisait de l’œil depuis quelques temps. 

Je vous le dit tout de suite : nous avons passé un séjour génial ! Nous n’avons jamais eu moins de 20 degrés, température idéale pour siroter des cafés et chocolats frappés, avec des yaourts grecs glacés. A seulement 3 heures de Lyon, nous avons été totalement dépaysés ! That’s a buy !

Laissez moi vous raconter ce voyage, en espérant vous donner envie de sauter dans le premier avion pour ces jolies destinations !
Je commencerai, dans cet article, par vous parler d’Athènes. Vous allez voir, même si elle est souvent boudée, il y a mine de rien beaucoup à y faire !

Dans cet article, vous trouverez…

 Le récit de nos quelques jours à Athènes ;

 Des informations pratiques à connaître avant de vous envoler pour Athènes, et une carte récapitulative.

Nos trois jours à Athènes

Nous sommes partis le dimanche 27 octobre de l’aéroport de Lyon, et avons emprunté un avion de la compagnie Aegean, qui relie Lyon à Athènes en moins de 3 h. Comme nous sommes arrivés en milieu de soirée, nous avons rejoint directement notre Airbnb pour la nuit. 

Première journée - L'Acropole et ses alentours

🎉 JOYEUX ANNIVERSAIRE A NOUS ! 🎉

Nous fêtons ce jour-là notre première année de mariage (déjà !) !
En Grèce, cette journée est aussi spéciale : il s’agit de l’une des deux fêtes nationales du pays.

📖 Le 28 octobre 1940, le Premier ministre Ioannis Metaxàs répondit fermement « Ochi » (non) à l’ultimatum de Mussolini le sommant de laisser ses troupes entrer dans son pays. Ainsi, le 28 octobre célèbre la résistance du peuple grec face à l’invasion italo-allemande.

Ce qui est pratique ce jour-là lorsque l’on est un touriste, c’est que la plupart des monuments sont gratuits. Nous avions donc prévu de nous balader au pied et au sommet de l’Acropole, sans avoir à sortir notre porte-monnaie. Nous voulions commencer tôt nos visites pour éviter d’être pris dans un flux de touristes… Nous avons bien fait !

📌 Nous n’avons pas eu à payer notre visite de l’Acropole le jour de notre visite. Mais il est bon de savoir que le billet pour l’Acropole, seul, coûte 20 euros par personne en plein tarif. Il existe un billet groupé, à 30 euros, permettant de visiter non seulement l’Acropole, mais aussi l’Ancienne Agora, la librairie d’Hadrien, l’Agora romaine, l’Olympéion, la librairie d’Aristote et le musée des Céramiques. Vous trouverez plusieurs informations sur le site Vivre Athènes.

Sept heures du mat’ j’ai des frissons…

La journée a commencé par la découverte du paisible quartier de notre Airbnb (près de la station de métro Neos kosmos) à l’aube. Escortés par un gang de chats local, nous étions au calme. Un peu avant 8 h, nous étions sur la place Monastiraki, l’une des places centrales de la ville. Des maraîchers commençaient seulement à sortir leurs étals, mais les rues étaient très calmes, presque désertes.

Nous avons cherché une boulangerie et après quelques pas dans le quartier, nous avons jeté notre dévolu sur Meliartos. Leurs pâtisseries et les délices salés en vitrine nous ont fait de l’œil. A vrai dire, il n’en faut pas beaucoup pour nous avoir avec de la nourriture, mais c’était en l’occurrence particulièrement alléchant !

📌 Nous avons pu manger un copieux petit-déjeuner pour environ 10 euros pour deux – jus d’oranges frais et yaourt grec compris.

Nous avons tellement aimé que nous y sommes retournés tous les matins de notre séjour athénien ! Entre autres, pendant ces trois jours, nous avons goûté à leurs baklavas aux amandes, aux khadaifi aux noix, à leurs bougatsa à la crème sucrée (comme une crème pâtissière) ou à la feta et aux épinards, ou encore au ravani, un gâteau spongieux au sirop d’agrumes. Vous avez faim, vous dites ?

Le petit-déjeuner englouti, nous sommes partis en direction de l’Acropole. En déambulant dans les rues nous avons été surpris de voir autant d’oliviers et de citronniers ! Le dépaysement à Athènes est total, nous étions comblés !

Vers l’Acropole et au-delà

Nous avons longé plusieurs sites archéologiques comme l’Agora Romaine, et avons fait un premier arrêt sur la colline de l’Aéropage, qui offre une merveilleuse vue sur Athènes et l’Acropole.

📖 L’Aréopage signifie « la colline d’Arès ». C’est ici que siégeait l’équivalent du Sénat. D’après la légende, Arès fut cité à comparaître devant le tribunal des dieux olympiens, situé sur cette colline. C’est également sur cette colline que Saint Paul aurait prêché le Christianisme aux Grecs. Vous l’aurez compris, ce n’est pas une simple colline !

Après l’avoir contemplé au loin, nous avons entrepris de visiter l’Acropole. Notre visite a commencé vers 8 h 30, il n’y avait pas encore beaucoup de monde, mais les lieux se sont rapidement remplis.

Le site englobe plusieurs monuments et ruines. Nous avons commencé par le bas de la colline, et notamment l’Odéon d’Hérode Atticus. La visite a continué en haut de la colline. Déambuler entre les Propylées, le Parthénon ou encore l’Erechthéion nous a fait tout drôle ! Nous imaginions les grands athéniens ou encore les philosophes antiques se promener ici, plusieurs siècles avant nous. Enfin, nous avons terminé par le théâtre de Dionysos, au pied de la colline. Les ruines sont impressionnantes et il est facile d’imaginer les milliers d’athéniens venir profiter d’une tragédie grecque sur les bancs en pierre.

📖 Inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco, l’Acropole est un ensemble remarquable de monuments, se dressant-là, pour la plupart, depuis le Ve siècle avant JC. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à visiter la page dédiée sur le site de l’Unesco.

En prenant notre temps, la visite des lieux nous a occupé environ 2 h 30. Nous étions contents d’être arrivés tôt. Quand nous sommes partis vers 11 h, il commençait à y avoir foule !

C’est sur la colline de la Pnyx que nous avons continué nos déambulations. L’ascension n’est pas très difficile, mais la chaleur nous fatiguait. Nous avions beau être fin octobre, il faisait plus de 20 degrés ! Nous étions un peu collants, mais glamour ! Au cours de la montée, ainsi qu’au sommet, nous avions une superbe vue sur l’Acropole depuis le versant nord-est, tandis que sur le versant opposé, nous pouvions voir le reste de la ville et le port du Pirée, au loin. Contrairement à la colline voisine, nous étions presque seuls au monde. Seules des tortues nous accompagnaient, menant tranquillement leur chemin jusque dans les buissons.

Saut de puces

Vers 13 h 30, nos ventres ont commencé à crier famine et nous sommes retournés sur la place Monastiraki. Nous avons trouvé refuge au Bairaktaris, où nous avons mangé des spécialités grecques au son du bouzouki, une espèce de luth. Le restaurant est sympa, et le service dépote ! Les murs sont couverts de cadres représentant des photos du patron avec des clients, peut-être des célébrités ? En tous cas, nous avons à peine eu le temps de nous poser des questions, en moins de 30 minutes, nous étions prêts à repartir !

Repus, nous avons entamé une marche digestive dans les ruelles près de Monastiraki, où se tiennent notamment le marché aux puces et divers étals de souvenirs. Nous avons pu découvrir des objets… Étonnants : porte-clefs et ouvre-bouteilles en forme de zizi, jeux de cartes avec des images « mythologiques » … On a hésité à en ramener à tout le monde ! Un tire-bouchon zizi est très élégant pour ouvrir une bouteille de Château Margaux lors d’une soirée mondaine.

Petit à petit, nous sommes arrivés aux abords de l’Agora d’Athènes, surplombée par le temple d’Héphaïstos. Nous sommes rentrés gratuitement. Là encore, nous avons trouvé des tortues qui se frayaient des chemins dans la verdure. Il y avait aussi plein de chats… Comme partout à Athènes ! Amis des bêtes, la Grèce sera votre sanctuaire !

Et pour terminer

La journée s’est terminée sur les flancs de la colline de la Pnyx, où nous avons observé le coucher de Soleil. Il n’y avait que nous, et c’était superbe !

Il faut préciser que pour ce voyage, j’étais accompagnée de l’une de mes plus fidèles ennemies : la rhino-pharyngite. Mouchoirs, Doliprane et nez rouge ont apporté leur lot de folklore. Et j’étais assez anxieuse, puisque le soir, pour fêter notre anniversaire de mariage, nous avions réservé un restaurant étoilé, Hytra. Heureusement, j’ai pu ressentir toutes les saveurs des divers plats qui se sont succedés ! C’était délicieux, et la vue sur l’Acropole, petite cerise sur le gâteau (ou plutôt, Parthénon sur la colline), nous a enchanté ! Ce qui était aussi très pratique, c’est que le restaurant se trouvait à deux pas de notre Airbnb.

Deuxième journée - De Syntagma à Plaka

Pour commencer ce deuxième jour à Athènes, nous avons tenté de nous rendre dans un café que j’avais repéré sur Instagram. Sauf qu’une fois sur place, il s’est avéré… Fermé ! Nous sommes donc revenus à une valeur sûre : Meliartos. Nous avons pu goûter à d’autres délices en vitrine !

Chaussures à pompons et colonnes à froufrous

Après ce moment gourmand, nous avons entrepris de nous promener autour du Parlement, qui se trouve place Syntagma. Devant le bâtiment se trouve la tombe du soldat inconnu, gardée par les Evzones, en tenue traditionnelle : la fustanelle et les tsarouchia (les chaussures à pompons). Nous voulions voir la relève de la garde, qui a lieu chaque heure, et avions entrepris de revenir plus tard. Les choses se sont passées autrement.

Quelques photos des evzones avec leur air grave plus tard, nous nous sommes rendus à l’Olympéion, le Temple de Zeus Olympien, en passant par le jardin national. C’est très agréable de déambuler parmi toutes les variétés de plantes. Lorsque l’on lève les yeux, on peut repérer des perruches qui font leur nid bruyamment. Nous avions l’impression d’être des reporters animaliers dans la forêt tropicale !

📖 Le jardin national est l’ancien jardin royal, construit par la Reine Amalia au XIXe siècle. Elle souhaitait offrir à son mari, le roi de Grèce Othon Ier, un jardin qui jouxterait le palais Royal. Elle fit venir plus de 500 variétés de plantes de diverses régions du Monde, ainsi que des animaux. Après quelques fouilles, il apparaît qu’au VIe siècle avant JC se trouvait déjà un parc public, dédié à Apollon.

Avant d’arriver au Temple de Zeus Olympien, nous voyons (encore) … Des tortues ! Elles se promènent dans les allées du parc, qui est bordé par des allées de citronniers. Une fois arrivés à l’Olympéion, nous entamons la visite. Pour 6 euros en tarif plein (ou dans le cadre du billet combiné avec l’Acropole), on peut visiter les vestiges impressionnants du temple, ainsi que les fondations des thermes d’Hadrien.

📖 L’Olympéion fut l’un des plus vastes temples du monde grec, grâce à ses colonnes monumentales de plus de 2 mètres de diamètre et de 17 mètres de hauteur. Il est aussi l’un des plus anciens. Son édification commença en 515 avant JC, et se termina sous le règne de l’empereur Hadrien, en 132 après JC. Il ne reste aujourd’hui qu’une quinzaine des colonnes corinthiennes, sur la centaine d’origine. Elles impressionnent toujours autant, malgré leur effectif réduit !

Nous avons passé une grosse demi-heure à parcourir les lieux. Nous pensons que la visite en vaut la peine si vous prenez un billet combiné. L’absence de panneaux explicatifs, et le fait que les lieux soient parfaitement visibles depuis l’extérieur peuvent faire douter du bien-fondé de la visite. Mais nous avons été impressionnés de nous retrouver si près des ruines des colonnes. Le site n’a aucun point d’ombre, prévoyez de vous protéger en conséquence et de prévoir des bouteilles d’eau si vous y venez en été. 

Cette visite terminée, nous avons fait un petit détour par la porte d’Hadrien, que nous pouvions voir depuis l’Olympéion, puis nous nous sommes rendus au stade Panathénaïque.

📖 Le stade Panathénaïque occupe l’emplacement du stade antique qui avait été aménagé sous Lycurgue au IVe siècle avant JC, puis reconstruit par Hérode Atticus en 144 après JC. Il a été reconstitué sur son plan d’origine pour les premiers Jeux Olympiques modernes de 1896. Il peut accueillir 70 000 spectateurs (soit 10 000 de moins que le Stade de France !).

📌 Pour 3 euros (tarif plein), il est possible de visiter l’enceinte du stade. Comme nous pouvions voir la plupart du site depuis l’extérieur, et qu’il y avait beaucoup trop de monde, nous n’avons pas fait la visite.

Reporters de guerre du dimanche

Après ces visites, nous sommes retournés profiter des allées du jardin national. Nous voulions revenir également devant le Parlement pour voir la relève de la garde à midi.

Adrien se faisait allègrement manger par les moustiques tigres lorsque nous avons commencé à entendre des cris et des chants au loin. Nous ne comprenions pas vraiment ce qu’il se passait. On a d’abord pensé qu’il y avait des entraînements sportifs dans le parc, ou une école pas loin. Mais quand le bruit s’est rapproché, nous avons vite compris qu’il y avait une manifestation. Nous sommes restés à l’intérieur du jardin en attendant que le flux de manifestants passe. Et lorsque nous avons voulu sortir, nous nous sommes vite ravisés puisque les casseurs terminaient le cortège. En l’espace de 5 minutes, les arrêts de bus, les magasins, les échoppes de l’Avenue Amalia, qui borde le parc, ont été explosés à coup de batte de baseball. Ils commencèrent à vouloir se battre avec les policiers, qui ont foncé dans le tas et ont lancé des bombes lacrymogènes. C’était la guerre ! S’ils avaient été en spartiates et en jupettes, on aurait pu croire qu’il s’agissait d’une reconstitution historique !

Nous avons attendu que ça se tasse un peu et que les gaz lacrymo ne fassent plus effet avant de nous aventurer sur l’avenue. D’autres touristes n’ont pas pu s’empêcher d’aller jouer les journalistes de guerre pour prendre des photos sur l’Avenue pendant les affrontements… Et sont revenus en pleurs. Oui, alors en même temps…

En sortant du jardin, nous avons pénétré la scène post-apocalyptique. L’avenue était déserte, silencieuse. Les voitures avaient disparu. Les Evzones devant le Parlement aussi. C’est ainsi que nous avons fait une croix sur la relève de la garde.

Nous avons alors continué notre chemin sur l’avenue Amalia, et sommes passés devant l’Académie d’Athènes, où une cérémonie de remise de diplômes était en cours.

P comme Psiri et Plaka, A pour Athènes

Après un arrêt shopping pour trouver des paquets de mouchoirs (le souvenir « must have »), nous avons commencé à nous enfoncer dans le quartier de Psyri et ses petites ruelles. Nous avons mangé dans un restaurant qui ne s’est pas avéré fameux, puis nous avons continué nos déambulations jusqu’au quartier pittoresque de Plaka, sur les flancs de l’Acropole. Ce ne sont pas, cette fois-ci, des tortues, qui nous ont reçus, mais des hordes de chats.

Nous avons beaucoup apprécié notre ballade, mais elle nous a donné soif. Pour le goûter, et pour observer le coucher du Soleil, nous sommes allés au bar A for Athens. Son rooftop offre une vue imprenable sur la place Monastiraki et sur l’Acropole. Nous pouvions aussi voir jusqu’au port du Pirée. Nous avons siroté tranquillement nos chocolats blancs frappés en profitant de la vue, jusqu’à ce que le Soleil se couche.

Ce joli moment passé, nous avons fait une pause à notre Airbnb et avons entrepris de trouver un restaurant pour le soir. Nous avons jeté notre dévolu sur Ama Lachei, un restaurant de mezze dans une ancienne école, situé dans le quartier d’Exárcheia.

L'épopée anarchiste

Le restaurant Ama Lachei se trouve dans Exárcheia, le quartier anarchiste et rebelle d’Athènes, information qui nous avait échappée avant d‘y mettre les pieds. J’avais simplement vu qu’il y avait de jolis street art. 

Nous avions une vingtaine de minutes de marche depuis le métro. Les ruelles étaient sombres, et il y avait peu de monde. Les murs du quartiers étaient intégralement tagués, avec de jolis dessins, mais aussi et surtout avec des messages protestataires. Sur notre chemin, nous sommes passés à travers un square où plusieurs dealers de drogue patibulaires attendaient avec leurs gros chiens. Certains nous ont proposé des pilules, d’autres nous ont regardé assez bizarrement. Nous avons commencé à serrer les fesses et à marcher rapidement (essayez un peu pour voir, la cadence n’est plus du tout chaloupée, mais du genre militaire). Plus loin, j’ai été sifflée par des skin-heads aux gros bracelets à piques qui étaient en train d’échanger des seringues – sûrement des vaccins contre la grippe – puis nous avons été, insultés par un SDF bougon. Autant vous dire que tout ça mis ensemble, nous avons marché à la vitesse de l’éclair, et en moins de 20 minutes, nous sommes arrivés à bon port !

Le restaurant en lui-même n’avait rien à voir avec notre précédente traversée. Il était presque trop accueillant. Nous avons passé un très bon moment, en mangeant des mezze (sortes de tapas, de bouchées). Et nous redoutions le moment où nous devrions repasser par notre chemin effrayant. Heureusement, nous avons trouvé un autre moyen, un peu plus long, de retourner au métro, et qui était légèrement moins creepy.

Après toutes ces émotions, nous avons trouvé que le moment était opportun pour regarder un épisode de Breaking Bad. On avait été confrontés à la loi de street, yo !

Troisième journée - D'Exarcheia au musée de l'Acropole

Pour notre dernière journée à Athènes, nous commençons par nous rendre à notre repaire, la boulangerie Meliartos. On ne change pas une équipe qui gagne ! Nous décidons cette fois-ci de goûter à leurs omelettes à la feta et aux tomates.

Et ça sent la morue !...

La peau du ventre bien tendue, nous nous rendons ensuite au marché central d’Athènes. En chemin, nous passons par le marché aux puces, qui réunit des babioles diverses et variées : guitares, petits meubles, sacs, décorations d’un autre temps… Nous arrivons au marché, et nous nous mêlons aux athéniens, venus ici pour faire les meilleures affaires. Entre deux stands de poissons frais, nous repérons des carcasses entières d’animaux, et des stands d’épices. Il y a aussi quelques stands de pâtisseries et de fruits à coques. Nous regardons les acheteurs négocier les prix de leurs futurs repas, et avons l’eau à la bouche en imaginant les délicieux plats de poissons que nous pourrions exécuter avec l’immense choix qui se présente ici.

Des rues d’Exárcheia (le jour) …

Nous quittons le marché et commençons à marcher en direction du quartier d’Exárcheia. Les tags sont toujours là, mais l’ambiance est plus paisible de jour. Nous repérons, plusieurs street-art, souvent engagés, qui nous rappellent les « murals » de San Francisco (que vous pouvez voir dans notre album photo sur la Californie). Nous remarquons beaucoup d’échoppes et cantines solidaires, et des lieux de rencontres sociaux. Nous repassons par certains lieux qui nous avaient flanqué la trouille la veille : sans les dealers, c’est plus familial quand même.

📖 C’est dans le quartier d’Exárcheia, résolument anarchiste, que les émeutes de décembre 2008 ont commencé, suite à la mort d’un adolescent de 15 ans, Alexandros Grigoropoulos, tué par balle par un agent de police dans une rue du quartier. C’est aussi dans ce quartier qu’a débuté, quelques années auparavant, en novembre 1973, le soulèvement contre la dictature des Colonels, lors de la révolte étudiante de l’Université Polytechnique Nationale d’Athènes. 

Ainsi, le quartier est considéré comme un lieu emblématique de la résistance et de la culture alternative pour les anarchistes ou antiautoritaires. Régulièrement, des affrontements ont lieu entre les forces de l’ordre et les habitants du quartier ; parfois aussi, les affrontements opposent les résidents aux dealers de drogue qui tentent de s’implanter dans le quartier.

La vie à Exárcheia s’organise autour de la cohésion sociale, du partage et de l’autogestion. De nombreux bâtiments inhabités sont occupés et ont été reconvertis en centres sociaux.

Rue après rue, les tags se font de moins en moins présents. Exárcheia est à côté du quartier de Kolonaki, quartier plus chic et cossu, où nous arrivons petit à petit. Il doit être très agréable d’y vivre, mais d’un point de vue touristique, nous n’y trouvons pas beaucoup d’intérêt. C’est toutefois sympathique d’y marcher, et nous ne regrettons pas.

… Au sommet du Lycabette

Un peu plus loin, nous nous sommes retrouvés en bas du Mont Lycabette. Nous hésitons quelques instants entre le gravir à pieds ou prendre le funiculaire : faire un peu de sport ou jouer la carte des gros tas ? Finalement, nous décidons de marcher. La montée n’était pas difficile en elle-même, mais le soleil et la chaleur pimentaient un peu l’effort. Il faisait plus de 20 degrés, et il n’y avait pas beaucoup d’air. Et encore, nous étions fin octobre ! On n’ose imaginer les conditions en plein été !

Au fur et à mesure que nous gravissions la colline, nous avions des vues magnifiques sur la ville. Nous avons regretté de voir la végétation (des figuiers de barbarie) taguée par d’autres visiteurs. Franchement, quel est l’intérêt de marquer « X+Y 2018 ❤️ » sur une plante ?  Le mystère reste entier !

A notre rythme, nous sommes arrivés au sommet de la colline. Avec nos nombreuses pauses photos, nous avons mis environ 1 h. Et une fois en haut, la vue à 360 degrés (en faisant le tour) est une belle récompense ! Nous avons visité la petite église (nous pouvons d’ailleurs plutôt parler de chapelle), et avons repéré un bar en contrebas, mais n’y sommes pas allés.

15 000 photos panoramiques et tirage de portraits plus tard – il faut bien parfois que l’on apparaisse sur nos photos de voyages, pour dire « j’y étais ! » -, nous sommes redescendus, en partie par le même chemin qu’à la montée. Autant vous dire que ce fut beaucoup moins éprouvant dans ce sens !

Quelques calories de plus au compteur

C’est à ce moment-là que nos estomacs ont commencé à lancer des signaux d’alerte, et nous avons entrepris de trouver un restaurant pour nous sustenter. Nous avons retrouvé les petites rues pentues de Kolonaki, trop mignonnes, où les restaurants fleurissent. Nous nous sommes installés à Kalamaki Kolonaki, qui ne payait vraiment pas de mine.

📌 Pour moins de 15 euros, pour deux, nous avons dégusté du tzatziki fait maison et de la feta à l’huile d’olive avec du pain pita, une énorme portion de frites (mais vraiment… Énorme !) et des brochettes de viandes. C’était délicieux, nous étions repus !

Comme nous n’avions pas encore mangé de yaourt glacé ou de glaces depuis notre arrivée, nous nous sommes mis en quête d’une échoppe qui pourrait satisfaire nos besoins. Après tout, il faut goûter les spécialités locales !… Nos pas nous ont mené chez le glacier Da Vinci, près de la place Monastiraki. Si vous voulez de la décadence, c’est l’adresse idéale ! En arrivant, une douce odeur de gaufre nous a enivré : en effet, gaufres et crêpes accompagnent les glaces pour des créations anti-régime ! Adrien est resté raisonnable et n’a pris QUE un assortiment de 4 parfums de glaces dans un pot. Quant à moi, comment dire ? J’ai craqué mon slip – presque littéralement ! J’ai opté pour la boite (oui, la boîte, vous avez bien lu) contenant une gaufre coupée en morceaux, trois parfums de glaces et de la chantilly. Après tout, nous avions perdu assez de calories dans la matinée !

Le musée de l’Acropole

Après cette parenthèse sucrée, que dis-je, cette tempête de glucides, nous avons exploré à nouveau le quartier de Plaka, et les alentours de l’Acropole, avant de nous rendre à son musée, qui lui fait face. Avant même d’y pénétrer, nous avons fait le tour du bâtiment, et des ruines qui se trouvent au sous-sol.

📖 Le musée de l’Acropole est un bâtiment remarquable. Composé de verre, d’acier et de ciment, tout est pensé pour mettre en valeur les 4 000 trésors qu’il renferme. Au dernier étage, construit d’une manière assez particulière puisqu’il possède les mêmes dimensions que le Parthénon, se trouve certains fragments de la frise du Parthénon. Tous n’y sont pas, et beaucoup se trouvent encore au British Museum – c’est d’ailleurs un sujet de discorde entre la Grèce et l’Angleterre, et plus globalement, un débat européen. Afin de pouvoir la contempler plus facilement, le dernier étage du musée est dévié de 23° par rapport au reste du bâtiment, pour être ainsi directement orienté vers la colline de l’Acropole.

Une fois dans le musée, nous nous délestons de 10 euros – 📌 les entrées plein tarif sont à 5 euros par personne – et nous commençons la visite. En toute franchise, nous trouvons que le prix est dérisoire par rapport à la qualité du musée ! Il y a tant d’œuvres, mises superbement en valeur, et les explications sont nombreuses et détaillées.

📌 Il n’est pas possible de prendre des photos aux premiers étages, mais vous pouvez vous défouler à l’étage où se trouve la frise du Parthénon. On regrette d’ailleurs que le British Museum conserve encore des pans de la frise, qui a sa place ici, dans ce musée de qualité : allez, on met de l’huile sur le feu ! #teamgrecs .

La nuit est tombée pendant que nous étions dans le musée. Ainsi, nous avons pu contempler l’Acropole et le Parthénon illuminés, depuis le dernier étage du musée. Nous avons aussi pu observer l’Acropole sous une autre forme : un musée Australien a reconstitué la colline et ses monuments avec les fameuses briques Lego, et a fait don de son travail au musée grec. Il y avait des références à la pop-culture sur la maquette, et les petits comme les grands passaient plusieurs minutes à tout contempler !

Il nous aura fallu un peu plus de 2 h 30 pour parcourir le musée. Vous l’aurez compris, nous avons beaucoup apprécié le temps que nous y avons passé. Que vous soyez passionnés de la Grèce Antique, ou non, vous devez vous y rendre !

Ce soir-là, nous avions la flemme de ressortir pour manger, et nous avons décidé de faire quelques courses, afin de nous préparer une petite salade – grecque – à notre Airbnb. Après ça, nous avons préparé nos valises : le lendemain, nous nous envolerons pour Santorin ! 

Pour vous préparer

Vous rêvez de découvrir Athènes et l’Acropole, mais vous ne savez pas quelle sera la meilleure période, ni même comment y accéder ?
Laissez-nous vous donner quelques détails pratiques !

  • Documents demandés ? Vous pouvez voyagez seulement avec votre carte d’identité ;
  • Décalage horaire avec la France ? Oui, il y a une heure en plus. Quand il est midi en France, il est 13h en Grèce ;
  • Langue parlée ? Le grec ;
  • Monnaie utilisée ? L’euro, pas besoin de changer son argent ;
  • Quel courant électrique ? 220 volts, c’est le même qu’en France ! Vous n’avez pas besoin d’adaptateur.

👉 Meilleures périodes : le printemps (avril – mai) et l’automne (septembre – octobre).

Nous avons parcouru les rues d’Athènes fin octobre et nous avons trouvé les températures très agréables. Il faisait vraiment bon dans la journée, entre 15 et 25 degrés. Les soirées et les nuits étaient plus fraîches, entre 10 et 15 degrés.

Il a fait beau ou nuageux pendant tout notre séjour, c’était très agréable de ne pas avoir à sortir nos parapluies ou nos imperméables.

Il y avait du monde, des touristes, notamment à l’Acropole, c’est indéniable, mais c’était vivable, il n’y en avait pas tant que ça. Nous n’avons jamais fait la queue pour rentrer sur les sites touristiques, et n’avons jamais été étouffés par la foule.

Pour avoir toutes les informations sur le climat et la meilleure période pour partir, vous pouvez consulter le site Où et Quand.net, ou encore Le Planificateur A Contresens

A l’aller, nous avons pris un avion direct qui reliait Lyon à Athènes en moins de 3 h, opéré par la compagnie grecque Aegan. Transavia opère a priori elle aussi des vols directs entre Lyon et Athènes.

Au retour, ce fut un peu plus folklorique. Nous vous en parlerons dans notre article sur Santorin !

Pour connaître tous les trajets possibles depuis chez vous jusqu’à Athènes, vous pouvez vous rendre sur le site Rome2Rio. Il vous indiquera en un coup d’œil les transports que vous pourrez emprunter et vous donnera une estimation du prix. Ensuite, vous pourrez vous rendre sur les sites indiqués (transports ferroviaires, aériens…). Nous utilisons le site Skyscanner pour trouver nos vols au meilleur prix.

N’hésitez pas à faire un tour sur notre article concernant les applications mobiles que nous utilisons pour nos voyages ! 

Comme souvent, nous avons dormi dans un Airbnb. Le nôtre se trouvait près de la station de métro Neos Kosmos. Il était sympa, mais pas extraordinaire, un peu sale. On ne vous le partage pas. 

Outre Airbnb, vous pouvez choisir un hôtel ou une auberge de jeunesse via Booking.com.

N’hésitez pas à choisir un logement en dehors de lieux touristiques, pour pouvoir profiter de la ville comme un local ! Le quartier était vraiment chouette et paisible.

Dans tous les cas, on a trouvé que se loger à Athènes était plutôt bon marché, et en tous cas moins cher qu’en France.

Athènes se parcourt très facilement à pieds.

Elle est aussi très bien desservie par les métros, bus et trams, qui circulent fréquemment. Le métro fonctionne de 5 h du matin à minuit. Les lignes 2 et 3 circulent même jusqu’à 2 h du matin le weekend. Le métro 3, de couleur bleue, permet de relier l’aéroport au centre d’Athènes facilement et en peu de temps. Nous avons mis environ 1 h pour circuler de l’arrêt de métro de l’aéroport jusqu’à la porte de notre Airbnb.

Pour voyager facilement, les cartes magnétiques ont remplacé les tickets papiers. Il existe trois sortes de cartes : le billet ATH.ENA TICKET, la carte personnalisée ATH.ENA CARD et la carte anonyme ATH.ENA CARD. Une fois votre carte en poche, vous pouvez charger ou recharger des billets ou des abonnements. Pour notre séjour, en arrivant le samedi et en repartant le mercredi, nous restions au total 5 jours à Athènes. De plus, nous avions besoin d’un ticket aller-retour pour l’aéroport, puisque nous arrivions et repartions de la ville en avion.

👉 Nous avons opté pour une ATH.ENA CARD, sur laquelle nous avons chargé un ticket 5 jours à 9 euros, et permettant d’utiliser tous les transports publics, y compris ceux pour l’aéroport.

👉 Si vous restez 5 jours ou moins, nous vous conseillons vivement d’opter pour ce ticket. Il y a un « ticket touristique » à 22 euros pour 3 jours, qui n’inclut pas les transports pour l’aéroport… Une petite arnaque !

Dans tous les cas, vous pouvez consulter tous les tarifs sur le site de l’ATH.ENA CARD, et visualiser la carte du réseau par ici.

Top 5 des incontournables à voir à Athènes:

L’Acropole ;
Le Musée de l’Acropole ;
Le Parlement grec et ses Evzones ;
La Place Monastiraki (si possible, prendre de la hauteur pour la voir d’en haut) ;
Le quartier de Plaka.

Retrouvez toutes les adresses que nous avons testées sur notre carte Google Maps ci-dessous, et dans notre article bilan, à venir, dans lequel vous retrouverez certaines des informations ci-dessus, mais aussi notre budget, nos impressions globales et notre itinéraire en détail.

Je vous retrouve très rapidement pour la suite de nos aventures grecques, sur l’île paradisiaque de Santorin ! 

Vous pouvez retrouver toutes nos photos de la Grèce dans l’album photo dédié ! 📷

Vous connaissez Athènes ? Vous avez envie de la découvrir ou re-découvrir ? 

Si vous avez aimé notre article, n’hésitez pas à le partager autour de vous, et à nous laisser un commentaire ❤️

Hello ! C'est Moi Garance, la co-pilote de Nos Pas en Avant. J'ai décidé avec Adrien de parcourir le monde, parce que je suis beaucoup trop curieuse. En septembre 2019, nous nous envolerons pour notre grand Tour d'Asie. Je partage avec vous nos anecdotes de voyage et nos bons plans (de manière décalée ou façon roman-fleuve).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ut nec risus. elit. commodo suscipit nunc consectetur ipsum Phasellus Curabitur mattis